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La noblesse du partage

Seul celui qui connait sa propre pauvreté, sa propre faiblesse peut donner sans humilier : seul celui qui est conscient de sa propre dignité peut recevoir sans être meurtri. Dans le vrai partage, aussi bien celui qui donne que celui qui reçoit, grandissent en bonheur et en dignité.
Lors du prochain rassemblement du Réseau éducatif de la CMND, du 8 au 10 Mai 2014 à Lourdes, comme il a été déjà mentionné dans l’éditorial, nous pourrons nous procurer des graines de solidarité dans de petits sacs, brodés par l’atelier des Femmes de Santa Maria de Fe au Nicaragua. Le monde en a vraiment besoin !
 
Les bilans des projets 2013 seront mis prochainement sur le site. Une prochaine news letter vous les signaleront.
 
 Dès maintenant, nous pouvons connaître les trois nouveaux projets : à San Martin en Argentine, à Ubu au Nicaragua et à Tambo aux Philippines. Ils se trouvent sur la page d’accueil du site.
 
 Il est possible de rencontrer des laïcs et des religieuses engagées dans les projets de 2013 et 2014. On peut les inviter lors des campagnes de carême ou des temps forts sur la Solidarité proposés dans les établissements scolaires. Pour cela, on peut joindre le relais solidarité dans chaque établissement : leur nom se trouve sous l’onglet : « REJOIGNEZ-NOUS ».
 
Pour vivre ce carême selon l’esprit que nous insuffle le Pape François, soyons attentifs à ce qui pousse,  à ce qui est fragile. Et pourquoi ne pas aller plus loin en répondant à son invitation : « il serait bon de nous demander de quoi nous priver afin d’aider et d’enrichir les autres avec notre pauvreté » ? 
 
 A Orvieto en Italie, Directeur et Président de la Fondation Internationale pour la Solidarité et Présidentes des ODNs d’Europe sont invités à participer durant 3 jours à la 3ème rencontre de Direction et Gestion des Etablissements scolaires de la Compagnie de Marie Notre Dame. Ils interviendront dans les ateliers et dans les assemblées sur la responsabilité sociale et environnementale, afin de mieux articuler l’action de la Fondation et des ODNs avec les Etablissements. 
 
 Pour terminer, un peu de contemplation : 
Voici une sculpture qu’il nous sera bon de regarder longuement en nous inspirant de son commentaire : « la noblesse du partage »
 
 
 
 
Cette statuette en bois est l’œuvre d’un artiste rwandais de l’atelier d’art de Nyondo. Elle représente 2 femmes, l’une tournée vers l’autre. Les figures sont stylisées, ce qui leur donne une valeur universelle.
 
Comment on peut comprendre cette sculpture ?  La scène exprime le partage.
 
La femme de droite est accroupie et présente une écuelle. Celle de gauche tend la main avec quelque hésitation, un peu gênée. Celle qui tient l’écuelle est celle qui donne, mais elle ne donne pas avec un geste hautain. Elle se fait petit : elle ne donne pas d’en haut avec un complexe de supériorité. C’est bien plutôt ceci : « Puis-je t’offrir quelque chose ? ». Elle regarde l’autre avec une certaine anxiété : va-t-elle prendre ? Sera-t-elle contente ?
 
La femme de gauche ne prend pas avec avidité. Elle recule. Elle reçoit avec quelque réserve, humblement, dignement.
Ni l’une ni l’autre ne se sont tournées vers l’écuelle, elles se regardent mutuellement. En silence. L’important est ce qui a lieu au-dessus de l’écuelle : la relation, l’amitié, la rencontre. Le geste de partage est plus important que la chose partagée. Celle qui donne ne donne pas uniquement ce qui est dans l’écuelle, elle se donne elle–même. Celle qui reçoit ne reçoit pas uniquement le don, mais aussi l’autre. 
 
Dans une telle relation, recevoir n’est pas humiliant, car celle qui reçoit fait plaisir à celle qui donne.
 
Regardons de nouveau la statuette. Sommes-nous sûres que la personne qui donne est celle de droite ? Peut-être l’écuelle est-elle vide et c’est la personne de gauche qui y dépose modestement sa contribution. Elle donne avec une certaine retenue, avec respect.
 
Cette possibilité d’inverser les rôles illustre le sens profond du partage : chacun de nous peut donner, chacun doit recevoir. Chaque rencontre devrait être faite de « donner » et de « recevoir ». Celui qui se limite seulement à vouloir prendre est un égoïste. Celui qui veut toujours donner ne partage pas vraiment, il essaie de dominer. Il est un art de donner sans blesser. Il est un art de recevoir sans s’avilir.
 
Seul celui qui connait sa propre pauvreté, sa propre faiblesse peut donner sans humilier : seul celui qui est conscient de sa propre dignité peut recevoir sans être meurtri. 
 
Dans le vrai partage, aussi bien celui qui donne que celui qui reçoit grandissent en bonheur et en dignité. C’est là, la noblesse du partage.