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Haïti, une nouvelle présence après l'ouragan - Nouvelle 6

Lettre écrite par un jeune Haïtien de 18 ans ...

Je réponds au nom d’Abel Walax, âgé de dix huit ans et né le 11 juillet 1999. J’étudie au Nouveau Secondaire II à l’école Saint Ignace de Loyola. J’adore énormément le compas et je suis un passionné de WhatsApp et de facebook, car je passe la plupart de mes temps libres à me balader sur le net.

Comme vous le savez, Haïti est un pays très pauvre mais remplis de choses merveilleuses ; c’est là que je vis. Plus précisément à Ouanaminthe, près de la frontière qui sépare la République d’Haïti de la République Dominicaine. Malgré sa pauvreté, je l’aime beaucoup et chaque fois que  je pense à nos ancêtres qui ont lutté pour faire sortir le pays de l’esclavage et aussi de  l’impasse, cela a intensifié l’amour patriotique chez moi. Comme j’ai l’habitude de dire : « Mieux vaut vivre dans la pauvreté que de vivre sans gratitude et sans amour ». De plus leurs prouesses et leurs idéologies me font penser qu’ils n’ont pas voulu que le pays soit comme il est de nos jours. Selon moi la cause principale de la pauvreté de notre pays dépend de nous. Car réellement nous ne respectons pas notre devise : « L’union fait la force ». Il nous faut une prise de conscience collective pour sortir de là.

Comme je l’ai dit au dessus, je suis élève de l’école Saint Ignace de Loyola, dirigée par les sœurs de la Compagnie de Marie Notre-Dame.

Elle est située à Ouanaminthe mais sur la zone très reculée de Bédoue. Ce milieu est très agréable pour l’apprentissage parce qu’il n’y a pas d’autres bruits que ceux des oiseaux qui chantent et des vents qui soufflent. Mais dans la zone les gens ont mal réagit contre la nature, car pour survivre ils profitent de la coupe des arbres pour faire le charbon de bois et au temps du carême ils mettent le feu dans les herbes ce qui détruit la terre. Cette école, c’est une école de « foi et joie », qui a pour but de tendre la main aux enfants les plus défavorisés.

C’est pourquoi, la majorité d’entre nous habite très loin d‘elle. De ce fait nous sommes obligés de nous réveiller très tôt pour nous y rendre. Nous parcourons à pied, une distance de trois km et parfois cela va jusqu’à 7 km, dans les mornes escarpés. Le plus terrible c’est lorsqu’il pleut car la route devient impraticable même pour ceux qui sont à pieds. Parfois, il nous arrive de tomber par terre. Aussi lorsque nous arrivons à l’école, nos chaussures sont sales et lors d’une chute nous sommes contraints de perdre une journée de classe parce qu’on doit aller se relaver. Ce qui me fait le plus mal, c’est lorsque je vois les plus petits dans la même situation que les grands. Petits ou grands nous sommes obligés de faire ce chemin car nous avons besoin d’une éducation de qualité pour notre pays a besoin de cela.

Après avoir dégagé quelques idées sur mon pays et sur mon école vous pouvez comprendre que mon pays a besoin de beaucoup de sacrifices personnels des haïtiens pour sortir de l’embarras où il est. Mon école, elle aussi a beaucoup de travail à faire pour sauver ce milieu qui risque des enjeux environnementaux. Elle doit de plus avoir la capacité d’instruire les paysans pour qu’ils aient le respect de l’environnement.

Walax ABEL