Aller au contenu. | Aller à la navigation

Organisation pour le Développement
avec des Nouvelles Solidarités
Accueil Actions & Projets Actions L'actualité nous interroge : Accueillir ? Refuser ? Rejeter ?

L'actualité nous interroge : Accueillir ? Refuser ? Rejeter ?

Comment faire pour construire ensemble une société où nous sommes à égale dignité les uns des autres ? La venue de réfugiés dans des situations plus dramatiques les unes que les autres nous interroge. Quelle est la différence entre un Syrien qui fuit la guerre, un Albanais qui dénonce la corruption, un Malien fuyant la faim ? Tous fuient la mort !

Des places d’hébergements jaillissent, des bâtiments se libèrent …on peut imaginer que les choses pourraient changer pour les plus exclus en France. Cette arrivée de réfugiés peut être une opportunité de créer plus de solidarités …

Et n’oublions pas les personnes très pauvres de Syrie, du Mali, d’Albanie, … qui ne peuvent migrer et qui se retrouvent encore plus seules dans des pays dévastés.

 

Nous savons bien que les migrations sont de tout temps.


La France a connu des vagues migratoires importantes qui ont contribué à son développement.
o En 1939, après la victoire du Général Franco, plus de 500 000 espagnols, partisans des républicains, ont franchi la frontière dans les Pyrénées Orientales.
o Après la fin de la guerre du Vietnam en 1979, 80 000 Vietnamiens – « les boat people » - ont obtenu le statut de réfugiés en France.
o Après 1962, ce fut le retour de 800 000 rapatriés d’Algérie.

                                                

Connaissons-nous la tribune signée par 17 grandes associations appelant à la solidarité ?


- Plus de 2600 personnes sont mortes noyées en Méditerranée depuis janvier 2015 en voulant gagner l’Europe, rappellent les signataires. « Nous sommes exaspérés par l’inertie de nos décideurs politiques »
- Ils ajoutent «  Face à la montée des extrêmes dans notre pays, ne perdons pas le combat des valeurs ».
- Ils mettent en garde contre une prétendue concurrence entre les précaires. On entend qu’avant d’aider ceux qui arrivent, il faut d’abord aider ceux qui sont déjà là, voire ceux qui sont nés ici. Ils affirment «  Ce positionnement est dangereux et contraire à la dignité humaine et aux droits fondamentaux.

                                             
- Certes les réfugiés arrivent dans un contexte de pénurie dramatique d’hébergements et de logements sociaux, mais aujourd’hui, toutes les propositions faites par les citoyens, associations, et les solutions dégagées par les pouvoirs publics prouvent que « quand on veut, on peut »
- Et de conclure «  rendons durable cet élan de solidarité pour combattre toutes les formes de pauvreté, d’ici et d’ailleurs. »

En réalité les conditions d’accueil en France ne sont pas particulièrement bonnes.


- Les demandeurs d’asile ne peuvent pas travailler tant qu’ils n’ont pas le statut de réfugié. Ils reçoivent une allocation entre 91 et 202 € par mois pour une personne seul logée dans un centre spécialisé (CADA) et 340 € pour les autres.
- Seul 1/3 des demandeurs d’asile sont accueillis dans les CADA, d’où les camps illégaux souvent insalubres.
- Jusqu’à la réforme de cet été, qui raccourcit le délai de moitié, il fallait 2 ans en moyenne pour obtenir le statut de réfugié.

La France n’attire guère. Lorsqu’en septembre les autorités sont allées chercher 1000 réfugiés à Munich pour soulager l’Allemagne, 600 sont venus. Beaucoup savent qu’ils ne sont pas accueillis à bras ouverts : en 2014, la France a rejeté 83% des demandes d’asile !

                                                 

 

Soutenez ODNs, et ses projets qui aident des familles à ne pas quitter leur pays pour vivre.